Daho au plus haut

Le treizième album d’Etienne Daho, Les chansons de l’innocence retrouvée, est assurément l’album français de la rentrée.

Derrière l’étrange titre se cache l’attrait du chanteur pour le peintre et poète anglais William Blake. Il en avait en effet lu l’œuvre durant sa jeunesse et, comme un signe, tomba sur « Songs of Innocence » lors de l’enregistrement de l’album…

Salué unanimement par la critique, le nouveau Daho (même s’il s’évertue à expliquer qu’il n’a jamais vraiment changé, toujours guidé par son  intuition, loin de tout plan de carrière) est envoûtant. On y retrouve les cordes somptueuses aux accords parfois sombres, qui rappellent L’adorer de l’album L’invitation, de la pop irrésistiblement entraînante, des textes touchants, élégants, dérangeants et, plus inattendu, des sujets en écho à l’actualité.

Le single La peau dure, qui sort à l’occasion du lancement de l’album, apparaît comme un clin d’œil involontaire à la péritonite qui a failli emporter le chanteur cet été. Souhaitons, pour notre plus grand plaisir, qu’il garde longtemps encore la peau dure et l’âme lumineuse, les fêlures secrètes et la flamboyance discrète qui le définissent si bien.

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Photos : Richard Dumas