Molton Brown

C’était il y a quelques années, lors d’une conférence sur le luxe et les nouvelles technologies, dans les salons de l’Hôtel Montalembert. Passant par les toilettes, je repère une marque qui m’est totalement inconnue (j’aime !) et qui se décline en savon liquide et en émulsion hydratante, le tout subtilement parfumé à la fleur d’oranger. Je note la marque, puis je l’oublie. Jusqu’au jour où je la retrouve dans ce qui semble être son seul et unique point de distribution à Paris : le Comptoir de l’Homme, dans le 6e arrondissement.

Cette marque, c’est Molton Brown. Et elle est suffisamment remarquable pour avoir un petit article dans Du Bonheur Dans l’Air

Tout d’abord, elle est née en 1973, une bien belle année… Cette marque aujourd’hui quadragénaire s’est tout d’abord installée à Londres, South Molton Street : c’était un salon de coiffure. Et elle n’est pas passée inaperçue : au lieu des brushings hyperstylisés de l’époque, elle propose le séchage naturel à la main et surtout, crée des coupes qui vont parfaitement à chaque visage au lieu de copier les créations du moment. Alors que la tendance est aux produits de synthèse, elle privilégie des ingrédients naturels, qu’elle assemble dans une gamme exclusive, qui s’étend bientôt au maquillage et au soin du visage et du corps.

Première marque de cosmétique britannique à avoir indiqué tous les ingrédients de ses produits sur ses flacons, Molton Brown se fait remarquer par les magasins de luxe et les hôtels, qui distribuent à leurs clients des miniatures gratuites dans les chambres.

Ceux qui pensent que « marque anglaise » et « cosmétiques » impliquent forcément des fragrances désuètes de rose et de muguet se trompent ! Chez Molton Brown, les parfums vont de l’original (gingembre-eucalyptus, poivre noir, bouleau argenté) au totalement inconnu (comme le bushu, un arbuste africain, ou le cresson d’Inde), mais à chaque fois, c’est un délice et un tour du monde des senteurs. À tester…

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